Histoire de la commune

Le village normand Place du Village Normand

Bâti par monsieur Fontanes dans le bourg de Nacqueville, le « Village Normand », achevé en 1914, comprenait un très bel hôtel restaurant d’une quarantaine de chambres,  construit dans le style des maisons normandes traditionnelles de Haute Normandie.
Il attirait les touristes par son cachet et la qualité de son hôtellerie. Très bien servi par la proximité de la gare et du petit train, il battit des records d’hébergement puisque l’on comptait jusqu’à 150 pensionnaires pendant la saison estivale.

Beaucoup de fêtes du village avaient recours au « Village Normand » pour y réunir des assemblées. Ainsi à la fête de Saint Laurent, tandis qu’une foire avec des manèges s’installait au village de l’église, des auditions musicales ou théâtrales s’y déroulaient.
Le restaurant fut entièrement détruit par les bombardements américains en 1944.

La fête Saint Laurent

La fête de la Saint-Laurent était célébrée à Nacqueville le deuxième dimanche du mois d’août.
Avant 1940, elle se déroulait près de l’école. La fête était organisée par un comité indépendant du conseil municipal. Les lots  (poule, lapins, homards…) pour la tombola étaient recueillis chez les habitants de la commune.
Les chars de la cavalcade décorés des fleurs confectionnées par les femmes défilaient derrière la « Vaillante » clique d’Hainneville.
Sur le terre plein se succédaient les jeux populaires traditionnels tels que le mât de cocagne, la course en sac, le baiser de la tuile ou le baptême des tropiques.
La fête foraine avec ses manèges : chevaux de bois de la mère Renouf et les pousse-pousse, attirait le public venu par le tram qui s’arrêtait à la Rivière ou à la Charrière.
On servait à boire sous la tente. Le rôtisseur et le marchand de frites faisaient des affaires.
Le soir, un feu d’artifice était tiré.
Après la guerre, la cavalcade fut remplacée par une retraite aux flambeaux. Le programme des festivités comprenait une course cycliste et un spectacle produit par un groupe folklorique.
Un grand bal réunissait les danseurs jusque tard dans la nuit.

Extrait d’un chant créé pour une célébration en 1937

I
D’puis c’matin c’est épatant
On voit comm’ du temps d’Moïse
La grand’ foul’ se dirigeant
Du côté d’ la terr’ promise.
Le cantonnier et l’facteur
En restent la min’ pantoise
En questionnant leurs bourgeoises
Leur demand’nt la bouche en cœur :

II
C’est un vrai » » villag’ normand »
Avec ses plag’s et collines
On boit l’cidre appétissant
Qui picote les narines
On mang’ le gigot braisé
Près du grand feu qui pétille
Et ça nous rappell’ le gril ..
Du bon saint qu’on veut fêter.

Refrain
Où vont tous ces gens
Mais vous le voyez bien à Nacqueville
C’est la Saint-Laurent,
C’est le rendez-vous des bons enfants
Qu’on soit Cherbourgeois
Qu’on soit de Biaumont ou de Querqueville
On fait bien ma foi
Deux lieux pour monter sur les ch’vaux d’bois

Le petit train de Nacqueville

Le 13 avril 1911, le petit chemin de fer amena à Nacqueville son premier train à vapeur. La gare était construite au bord de la grande place (emplacement actuel du supermarché). Le chemin de fer bordait les jardins et les prés et continuait dans la campagne jusqu’à Cherbourg en suivant un tracé parallèle à la route.
Remplacé par un tramway, plus commode et plus facile à manier, il remplit ses fonctions jusqu’aux approches de la guerre.

Boris Vian et Landemer

Dans les années 1920 – 1930, la famille de Boris VIAN vient régulièrement passer les grandes vacances à Landemer dans le chalet « Le Costil » qui domine la vallée du Hubiland.
Ce chalet sera entièrement détruit le 1er juin 1944 par les bombardements préparatoires alliés.

En janvier 1958 et janvier 1959, Boris Vian, alors malade, revient séjourner dans la Hague à l’Hôtel de la Mer, situé sur le port de Goury. Il décède le 23 juin 1959, à l’âge de 39 ans.

Quelques lignes écrites en novembre 1951 par l’auteur :

« … Nous les vacances, c’était unique. C’était monacal. Un chouette merveilleux pays. Mais pas une copine. Pas un flirt. La maison, j’adorais la maison, tout en bois de Norvège verni à l’intérieur, vert à l’extérieur ; la mer, un balcon tout autour d’où on la voyait, la colline en proscenium oblique de fougères couverte. A gauche l’hôtel Millet, l’autre colline ; un V ouvert si on veut, avec la mer à moitié du V. c’était la vue côté mer ; côté cambrousse, des arbres, minces c’est un coin formidable ; jamais encore j’ai osé y retourner… »

Les anciennes églises

L’église de Nacqueville qui fut dynamitée par les Allemands en juin 1944.

L’église d’Urville-Hague, construite en 1812.

 En 1944, un obus est tombé sur le toit. La nef s’est effondrée après le passage des chars américains qui traversaient le bourg.

22 Mai 2017

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