Personnages célèbres

Albert Lohier ou COTIS-CAPEL

Albert Lohier est né à Urville-Hague en 1915. Sa famille demeurait au hameau Capel dans une maison située à flanc de côtis (un coteau descendant vers la mer). Le pseudonyme Côtis-Capel est constitué des  deux éléments significatifs de ses origines.
Natif d’une famille de pêcheurs, il annonce très jeune sa volonté d’être prêtre. Il sera nommé vicaire au Roule en 1942, après avoir suivi ses études au séminaire et accompli son service militaire. Il met en place, à Cherbourg, un foyer destiné à accueillir les requis obligés de travailler sur le mur de l’Atlantique. Après la guerre, il relance la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC) à Cherbourg et dans tout le département.
A la fin des années 40, est créée la Mission de France, un organisme de l’Eglise de France qui envoie les prêtres au travail. Avec la Mission de la mer, Albert Lohier s’embarque sur un chalutier comme membre d’équipage jusqu’en 1960. Lorsque  l’église met fin à l’expérience des prêtres-ouvriers, il entre comme employé dans une coopérative de matériel de pêche où il travaille jusqu’à l’âge de la retraite. Membre du parti socialiste, il milite aussi pour Amnesty International.

Un écrivain normand

Écrivain en langue normande, dès 1937, le Bouais-Jan publie « Not’vuus prêchi » et en 1938 « Les vuules falaîses de Gréville »
Il défend la langue normande en participant, en 1938, à la création de la revue « Parlers et Traditions Populaires de Normandie », devenue Le Viquet et en fondant, en 1972, avec André Louis, L’Université Populaire Normande du Cotentin.

Son œuvre est contenue dans cinq volumes : « A Gravage » (1965), « Raz-Bannes » (1970), « Graund Câte » (1980), « Les Côtis » (1985), « Ganache lè vuus pêqueus » (édité de façon posthume) et un petit livret « Rocâles » (1951) dont les pièces maîtresses sont reprises dans « A Gravage ».

Extrait de « Les Côtis ». Isoète, 1985

« Aimaer

J’aime la mé, vo s’aez byin. I paraît que j’en déprêche.
D’où vyint ? Y a que mei qui sait. L’ssiz-mei doun mé muchi,
Et rapassaer dauns mei, avaunt qué de mé couochi,
Des vuules souovenaunches qui se mouent annyi et se péquevèchent. »

Emile Dorrée, peintre

Emile Dorrée peignit la côte du Cotentin, les falaises de Gréville, des coins de la commune. En eau forte ou en aquarelle, il sut en rendre l’attachante profondeur, les nuances de gris et la présence de la mer.
La rue où il habitait porte le nom de l’avenue Emile Dorrée.

Alexandre Fontanes, le Village Normand

Le nom d’Alexandre Fontanes (pseudonyme d’Alexandre-Henri Frigot né à Cherbourg en 1861) est associé au « Village Normand » et à l’époque des bains de mer. Tout d’abord employé aux télégraphes, il devient comédien après un passage au conservatoire de Lyon. Il signe également des drames et des vaudevilles à l’affiche dans cinq théâtres parisiens. En 1902, il prend la direction du Châtelet, ce bâtiment moderne construit en 1862 où il va faire une programmation éblouissante, aussi bien en théâtre qu’en musique. Mais les vacances ramènent Fontanes dans le Cotentin où il acquiert une villa sur la colline dominant la mer qu’il baptisera « Le Châtelet ». Son rêve est de faire de Nacqueville un Deauville en miniature.
Dès 1909, le chantier de construction démarre avec comme architecte René Levavasseur, créateur de la gare maritime de Cherbourg. Sortiront de terre un hôtel de quarante chambres avec un restaurant pouvant accueillir 150 convives, une agence de location pour favoriser les séjours dans les villas du bord de mer.
Le 13 Avril 1911, le tramway arrive à Nacqueville. La gare est située à proximité du « Village Normand » et la voie emprunte l’actuelle rue du Tram. La ligne s’appelle Cherbourg – Urville.
En 1919, il cède l’ensemble immobilier à Monsieur Hébrard qui élabore un projet de lotissement sur les actuelles avenue de la Plage et avenue Beauséjour.
Fontanes poursuivra son activité de directeur de théâtre du Châtelet jusqu’en 1931. Il décède en 1935.
L’aventure du Village Normand, après une baisse d’activité durant la première guerre mondiale, se terminera par la destruction de l’ensemble lors de la seconde guerre mondiale (bombardements préparatoires au débarquement effectués par l’aviation alliée les 1er et 2 Juin 1944).

26 Juin 2017

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